De quoi pavoiser, sur terre comme
sur mer
On peut aisément retracer l’histoire du pavoisement dès l’Antiquité. Symboles religieux, féodaux ou militaires, les drapeaux furent de tout temps employés par une vaste majorité de peuples sur toute la planète. D’objets usuels, mâts et pavillons sont parfois devenus objets d’art, en Asie notamment, où la culture de la soie permit très tôt de réaliser des merveilles textiles.
A l’origine, le mât était en bois, souvent fait à partir d’une pièce unique. Nu, puis orné, gravé ou peint, il devint une institution à l’époque où les hommes fondèrent leurs premières sociétés – une époque où le besoin d’appartenance à un groupe, qu’il soit ethnique ou culturel, était permanent. Au fil de l’Histoire, son emploi récurrent ne fut jamais démenti, comme en attestent les innombrables représentations (médiévales notamment) sur lesquelles on peut en observer.
LE MAT A DRAPEAU DE NOS JOURS
De nos jours, le mât de pavoisement existe toujours, et nul pays dans le monde, nul gouvernement ou société multinationale n’échappe à la règle. Le tout premier geste de N. Armstrong sur la Lune ne fut-il pas de planter l’étendard américain ? Preuve en est que la force du message ne provient pas forcément de la complexité du support, ni de sa technologie. Logotypes, couleurs nationales ou internationales, le drapeau demeure un moyen d’identification simple, direct et efficace.
Bien entendu, rares sont les mâts de pavoisement encore en bois actuellement, si l’on fait exception de nécessités historiques (reconstitutions, célébrations traditionnelles, etc.).
Voici une définition moderne du mât de pavoisement :
« Le mât de pavoisement est un pylône vertical qui supporte un pavillon, un oriflamme, une bannière ou un kakémono, que l'on hisse le plus souvent au moyen d'une drisse. Le drapeau n’entre pas dans cette catégorie : fixé sur une hampe, il est porté à la main lors de défilés.
Il existe deux grands types de mâts, les mâts en aluminium et les mâts en fibre de verre. Ils sont fixés au moyen d'un manchon ou d'une platine basculante, selon leur hauteur. Le pavois qui est fixé sur la drisse a des dimensions proportionnelles à la hauteur du mât, afin de garder une relation esthétique entre les deux éléments. »