MAT, PAVOISEMENT ET SIGNALETIQUE A
L'HEURE HIGH-TECH
Si l’on en juge par le nombre de constructeurs, d’entreprises textiles, d’agences de communication, d’annonceurs… qui vivent par et pour le mât encore en ce XXIe siècle, on se demande finalement si l’évolution technologique répond si fortement que cela à l’évolution de l’Homme.
A l’heure du « tout-numérique » et de la virtualité des hommes et des images, l’archaïsme d’un mât ne touche-t-il pas ce qu’il y a en nous également, de plus primitif ?
Allier le plus élémentaire à la technologie la plus moderne devient alors une évolution « intelligente », un moyen de produire un outil de communication performant. On peut, par exemple, se laisser aller à imaginer des drapeaux en tissu intelligent, dont les motifs et les messages pourraient être modifiés à volonté, ou encore conçus dans des tissus à mémoire de forme, de manière à résister au souffle du vent sans se déformer, permettant ainsi un affichage clair et immuable même en cas d’intempéries. Mais réussira-t-on à susciter autant l’émotions qu’avec un simple drapeau de toile, hissé vers le ciel, et flottant librement dans le souffle du vent ?
UN PETIT LEXIQUE DU MAT ET DRAPEAU
-Bannière, ou « pavillon à la flamande » : drapeau dont la longueur est verticale. -Kakemono : bannière tendue entre deux potences.
-Oriflamme : bannière dont le bas du champ forme une figure (ou « flamme »). -Pavillon : drapeau dont la longueur est horizontale.
-Potence : tige perpendiculaire au mât, placée à sa tête et permettant de maintenir une bannière déployée.
-Traverse : potence libre, fixée à la drisse pour être hissée.
